Le Cloud, un outil d’avenir pour la sécurité des données de santé

04.06.2015

Quel peut être le rôle du Cloud computing d’infrastructure (IaaS)dans l’optimisation des ressources humaines et techniques du secteur (public et privé) de la santé ? L’objectif est de permettre à une communauté hospitalière de territoire de mutualiser et de rationaliser les infrastructures serveur. L’approche est la même que le modèle SaaS (Software as a Service), qui permet de mutualiser un logiciel de santé pour un dossier patient par exemple entre différentes institutions productrices de soins. Afin de répondre à la problématique de la désertification rurale et au manque de médecins et de radiologues dans certaines régions, le Cloud facilite les échanges entre « requérants » et « requérés » dans un mode sécurisé, authentifié et avec le consentement du patient. Avec la réforme à venir des groupements hospitaliers de territoires (GHT) sera mise en œuvre la mutualisation des directions de pilotage et financière dans le Cloud via un échange avec une seule direction financière.

Concrètement, deux approches peuvent être mises en place.

La première est hybride : une partie du SI reste physiquement dans l’institution et une autre est déportée dans le Cloud. Ce dispositif permet au DSI de mettre en place un plan de reprise d’activité (PRA) ou un plan de continuité d’activité (PCA) en cas de rupture des liens réseaux par exemple. Ces plans sont ainsi construits par le DSI avec une partie de son SI en local et l’autre chez un hébergeur de données de santé (HDS). La mutualisation est globale. Elle porte donc aussi bien sur la puissance de calcul, le maintien en conditions opérationnelles des processus que sur les données cliniques qui sont stockées dans un entrepôt de données uniques pour le patient. Le DSI est ainsi à même de se concentrer sur son outil de production et de laisser aux spécialistes le contrôle des tâches automatisées.

La seconde approche porte sur le coût à l’acte. Elle n’est pas un standard sur le marché du Cloud. Seuls certains hébergeurs proposent cette formule. Ceux-ci doivent être en mesure d’intégrer les coûts fixes et variables en fonction du nombre d’examens produits pour évaluer les coûts de production. Le modèle classique des infogéreurs qui facturent à l’espace occupé ou à la quantité d’information produite sera remplacé par celui du coût moyen d’un examen.

Source : Decision-sante.com
Commentez Commenter
Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A LA UNE

add
Brève

31 milliards d’euros, Abonné

c’est le coût des dépenses liées aux hospitalisations ponctuelles (une à deux journées ) avec une croissance de 2,4 % pour la période 2012-2015. Afin de freiner ce poste de dépenses, la Stratégie nationale de santé présentée par... Commenter

ÉVÉNEMENTS

ÉVÉNEMENTS

Retrouvez tous les événements organisés par Décision Santé

Formations

Formations

Préparez vos formations avec Décision Santé

COUPs DE GRIFFE/CŒUR

COUPs DE GRIFFE/CŒUR

Vous souhaitez vous exprimer surl’actualité de votre profession ? Publiez dès maintenant votre courrier en ligne.

KIOSQUE

KIOSQUE

Retrouvez l’édition numérique de votre magazine.