Infirmiers anesthésistes : « Nous avons été oubliés par le Gouvernement ! »

01.10.2015
  • Infirmiers anesthésistes : « Nous avons été oubliés par le Gouvernement ! » - 1

1 200 manifestants selon les renseignements généraux, et 1 500 selon les organisateurs de la manifestation, ce sont les chiffres du mouvement des infirmiers anesthésistes organisé ce jeudi 1er octobre à Paris. Parti défiler ce matin, le cortège a rejoint le ministère de la Santé en début d’après midi. Une douzaine de personnes ont été reçues en délégation par le cabinet du ministère de la Santé et par la DGOS.

Dans les hôpitaux, il y aurait selon le syndicaliste une forte mobilisation, estimée en moyenne à 70-80 %. Le secteur privé hospitalier suit aussi le mouvement, mais avec une participation moindre.

Quelles sont les revendications des grévistes ?

« Nous avons travaillé pour avoir le master et cela ne suit pas au niveau du statut et de la rémunération. Pourtant, nous avons fait ce travail de refonder les études et de l’adapter au format universitaire, conformément à ce que l’on nous avait demandé lors des grandes manifestations de 2010 », affirme Marco Cova du Syndicat national des infirmiers anesthésistes qui a défilé au côté de l’autre syndicat, l’UFMICT-CGT dont le porte-parole est Vincent Porteous. Le salaire d’un IADE en début de carrière dans un hôpital public est de 1 800 euros, et peut atteindre 2 800 euros en fin de carrière. Les IADE revendiquent au moins 700 euros d’augmentation.

Selon le syndicaliste, la profession représente une épine dans le pied du ministère qui ne souhaitait pas à l’origine lui donner le niveau master (bac + 5). Les infirmiers anesthésistes travaillent en pratiques avancées et revendiquent un statut qui va avec leur capacité à travailler en autonomie.

Quelle est la réaction de la ministre de la Santé Marisol Touraine ? Elle a demandé aux chefs d’établissement de garantir la continuité des soins et de s’assurer que chaque patient soit bien pris en charge.

Quels sont les résultats obtenus par la délégation ? À la suite de la rencontre avec le ministère et la DGOS, aucune avancée n’est constatée. Des groupes de travail doivent être mis en place qui auront à travailler sur des actes supplémentaires à faire dans le cadre de la profession.

Source : Decision-sante.com
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