Brève

Sortie, repas, les points faibles pointés par les patients

Gilles Noussenbaum
| 21.12.2017
  • visuel Courrèges

Enregistrer l’expérience patient dans les établissements de soins, c’est bien. Mais la transparence en matière des résultats devrait constituer la prochaine étape de travail pour la HAS. Elle s’alignerait ainsi sur des standards internationaux développés dans les pays scandinaves et anglo-saxons. Cécile Courrèges, directrice générale de la DGOS (Direction générale de l’organisation des soins) en a tracé la feuille de route lors de la conférence de presse. En attendant, persistent les points noirs habituels comme la qualité des repas qui recueille les plus faibles scores de satisfaction ou l’organisation de la sortie jugée mauvaise, faible ou moyenne par un patient sur quatre. Quatre prises en charge spécifiques à risque ou à enjeux de santé publique ont fait l’objet d’une analyse particulière. Pour l’hémorragie du post partum, la situation se serait améliorée depuis cinq ans. 89 % des parturientes ont bénéficié d’une prévention, soit une amélioration de 4 points comparés aux résultats de 2015. Autre donnée positive, en cas d’hémorragie, les premières mesures sont prises pour 80 % des femmes. Le gain ici est de 6 points. Pour autant, 30 % des mères n’ont pas eu accès à la surveillance minimale dans les deux heures après l’accouchement.

Dans la prise en charge de l’hémodialyse, là encore des progrès ont été enregistrés. Notamment sur le critère de l’évaluation annuelle d’accès à la greffe rénale (+12 points par rapport à 2015) ou la surveillance globale de l’état de santé. Toutefois de grandes disparités sont observées d’un établissement à l’autre.

En ce qui concerne la prise en charge de l’AVC, des marges de progrès dans la prise en charge sont notées. 56 % ont bénéficié d’une IRM ou d’un scanner cérébral dans l’heure qui suit leur arrivée. On note également des carences dans le suivi, notamment dans le dépistage des troubles de la déglutition ou le transfert dans un établissement spécialisé en rééducation.

Enfin, pour la chirurgie de l’obésité, la pose de l’indication est loin de faire l’objet d’une complète concertation pluridisciplinaire. En outre chez 3 patients sur 10, un bilan endoscopique, une évaluation psychologique et un bilan de leurs comorbidités n’ont pas été réalisés.

L’hôpital peut encore mieux faire…

Source : Decision-sante.com

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