Brève

Cancer du poumon, la survie progresse avec l’association Keytruda/chimiothérapie

Gilles Noussenbaum
| 19.04.2018
  • keytruda

La prise en charge du cancer du poumon métastatique non à petite cellule devrait être transformée avec les résultats de la nouvelle étude menée avec Keytruda®. Les données ont été dévoilées lors du congrès de l’American Association for cancer Research et publiés le même jour dans The New England Journal of Medicine. Pour être admis au sein de l’essai, les patients ne présentaient pas de mutation EGFR ou ALK. Ils étaient en revanche stratifiés selon le statut PD-L1. 616 patients ont été inclus dans le protocole. Et suivis pendant une période moyenne de 10,5 mois. L’un des deux bras a reçu la chimiothérapie standard associée à un placebo. Le second a bénéficié de l’association pembrolizumab (Keytruda®, laboratoire MSD.) et d’une chimiothérapie. L’apport de cette association se révèle décisive sur le critère essentiel de la survie. Dans le bras pembrolizumab-chimiothérapie, la survie atteint 69,2 % versus 49,4 % dans le bras chimiothérapie + placebo. Le gain est considérable même chez les patients qui n’expriment pas le biomarqueur PD-L1. En effet, la réduction du risque de décès atteint 51 % pour l’ensemble des patients. Elle s’élève jusqu’à 58 % chez les malades où l’on retrouve le marqueur PD-L1. Le bénéfice est observé sur d’autres critères comme la survie sans rechute : 17 % seulement dans le bras chimiothérapie et placebo n’ont pas présenté de rechute. Ce chiffre grimpe à 34 % dans le bras Keytruda® et chimiothérapie. D’où une extension à venir des indications du Keytruda®. À ce jour, les patients dont les cancers n’expriment pas ou peu PD-L1 n’étaient pas éligibles à ce traitement. Ces résultats transforment la donne. En première ligne, 11 000 patients au lieu de 6 000 seraient désormais concernés avec l’annonce de ces résultats. D’où sans nul doute des négociations ardues à prévoir avec le Comité économique des produits de santé (CEPS).

Source : Decision-sante.com

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