Brève

Contrepoints de la santéJean-Baptiste Bonnet, ex-président de l'Isni : "La fin du numerus clausus ne signifie pas open bar, il y aura bien une sélection"

Arnaud Janin
| 25.10.2018
  • Contrepoints

« Il y a encore beaucoup d'économies indolores à réaliser dans le système de santé », affirme sans ambage Denis Morin, président de la sixième chambre de la Cour des comptes, l'un des deux invités des Contrepoints de la santé du 24 octobre 2018. Le débat tournait autour de la question de savoir si les propositions de la Cour servent à quelque chose. L'autre invité, Jean-Baptiste Bonnet, ex-président de l'Isni, se veut dubitatif : « Cet aspect macroéconomique nous gêne. Nous avons subi quand même une grosse politique de rabot. » Et de s'étonner que les représentants des jeunes médecins n'aient pas été consultés cette année par la Cour. Sur le virage ambulatoire, pour Jean-Baptiste Bonnet, « dans les équipes ça commence à tiquer. On assiste à une montée en charge de l'activité ». Il demande une prise en compte dans la réorganisation du travail.

Structuration du premier recours

Quelle est la réaction des deux invités aux propositions du plan Ma santé 2022 ? L'enjeu majeur selon Denis Morin est la structuration du premier recours (médecins, paramédicaux, délégation de tâches) qui passera notamment par la labellisation des hôpitaux de proximité et la montée en puissance des CPTS. Mais avec beaucoup de souplesse et de capacité d'adaptation. Réponse de Jean-Baptiste Bonnet au plan : « La suppression du numerus clausus ne signifie pas open bar. Ce n'est pas passé dans l'opinion publique, mais il y aura bien une sélection d'une manière ou d'une autre. »
Quant aux assistants médicaux, ils permettront selon Denis Morin de dégager du temps médical. JB Bonnet s'interroge malgré tout sur leur futur statut (« fonctionnaire ou rattaché au cabinet ? »). Et craint qu'ils ne deviennent vite une coquille vide si on ne tarife pas leurs actes. Enfin, sur la T2A, pour Denis Morin, elle a permis de « tenir un langage commun », même s'il se dit favorable à baisser son impact à 50 %. Selon le jeune praticien qui dit n'avoir connu que ce système de financement, elle est inflationniste et pousse les médecins à faire du volume : « On arrive à la fin d'un cycle ! », ponctue-t-il.

Source : Decision-sante.com

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