Brève

L'ANSM interdit les implants mammaires texturés

Arnaud Janin
| 04.04.2019
  • ANSM

L'ANSM vient de décider d'interdire « moins de 30 % de l'ensemble des implants mammaires commercialisés en France, [ce qui] vise à réduire l'exposition des femmes aux implants les plus texturés, les plus rugueux qui constituent un facteur de risque ». Pour autant, l'Agence ne recommande pas aux femmes qui portent ces modèles de les retirer. Un numéro vert (0800 71 02 35) est mis à leur disposition pour répondre à leurs interrogations. Parmi les prothèses interdites figurent plusieurs modèles du fabricant américain Allergan de type Biocell. Cette texture est la principale mise en cause dans la survenue du lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC). Ces produits étaient dans le collimateur des pouvoirs publics depuis l'émission Cash Investigation sur les implants et la grande enquête du consortium international des journalistes sur ce sujet parue dans la presse. Lors de cette émission, le Pr Lantieri avait alerté sur cette absence de réaction des pouvoirs publics : « En 2015, c'était une erreur. En 2018, c'est une faute. » Le rouleau compresseur médiatique a donné un coup d'accélérateur au retrait juste avant Noël 2018 de tous les stocks de la société Allergan. Plusieurs plaintes ont été déposées par des patientes victimes, dont deux en février dernier. Au moins 70 000 femmes en France seraient actuellement porteuses des modèles concernés par l'interdiction. Sur les 400 000 à 500 000 femmes porteuses d'implants mammaires en France, 59 cas de LAGC ont été recensés, a précisé le gendarme sanitaire, trois nouveaux cas ayant été confirmés ces dernières semaines. Trois femmes en sont décédées. L'ANSM a expliqué que la France est le premier pays à interdire ce type d'implants. La FDA (L'Agence américaine) qui commence à prendre la mesure du problème, dit avoir comptabilisé 457 cas de LAGC dans le monde, au 30 septembre 2018, dont neuf décès. Au moins 310 cas concernaient des implants texturés et au moins 24 des implants lisses. Hasard du calendrier ? Le jour de l'annonce de cette interdiction, Jean-Claude Mas, le fondateur des prothèses frauduleuses PIP, est mort à 79 ans.

Source : Decision-sante.com

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