Brève

Les doyens de médecine demandent des moyens pour les étudiants en santé

Arnaud Janin
| 21.01.2021
  • citoyen

« Ca commence à craquer », s'alarme Patrice Diot, le président de la conférence des doyens des facultés de médecine. Non seulement les étudiants en santé isolés vivent très mal les conditions de leurs études en distanciel, mais ils souffrent aussi des turbulences dues aux différentes réformes (Paces, Las, deuxième et troisième cycle).

Suicides

En témoignent le suicide récemment d'une étudiante en première année de Pass à la Sorbonne Université relaté par le Quotidien du médecin. « Nous ne partons pas de rien, nous avons installé des commissions d'accompagnement visibles sur les sites des facs », ajoute Patrice Diot. Un numéro vert qui permettra de centraliser les appels des étudiants en détresse sera mis en place début février. Chez tous les doyens prévaut le tryptique "Sensibiliser, alerter, accompagner". Les étudiants vont pouvoir se retrouver entre eux et avec leurs enseignants en présentiel dans les TD à partir du 25 janvier, avec comme contrainte sanitaire le respect d'une jauge. En plus du recrutement de 80 psychologues est envisagée la création d'un baromètre pour réaliser un suivi de la vie des campus. Côté formation, alors qu'une enveloppe de 9 mllions a été accordée pour financer le volet simulation, les doyens demandent une pérénisation du dispositif.

Fourchette de 5 %

Concernant la réforme des études médicales dans la loi de santé de 2019, la création de différentes voies pour l'accès aux études de médecine, odontologie, maïeutique a remplacé le numerus clausus par des objectifs nationaux pluriannuels. « On a bien vu les limites du numerus clausus avec ces quotas définis à l'unité près », indique le Dr Emmanuel Touzé, doyen de la faculté de Caen et président de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé. Cet organisme est en charge des objectifs nationaux pluriannuels qui seront définis pour cinq ans par les ministères dédiés (Santé et Enseignement supérieur) au cours d'une grande conférence nationale prévue fin mars 2021. Les objectifs pluriannuels seront plus souples que le numerus clausus : chaque fac aura la liberté du nombre d'étudiants admis dans les filères médicales dans une fourchette estimée à plus ou moins 5%.

Concertation

Selon la loi, ces objectifs doivent répondre à trois points : les besoins du système de santé, l'égalité de l'accès aux soins et la facilitation de l'insertion professionnelle des étudiants. Une concertation en deux temps aura lieu d'abord au niveau régional coordonnée par les ARS, puis au niveau national avec l'ensemble des acteurs.Ces travaux préparatoires devront prendre en compte les projections démographiques des professionnels de santé, les besoins en santé de la population, les évolutions organisationnelles de notre système de soins et les capacités des facs à former des étudiants. 

 

 

 

Source : Decision-sante.com

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