Cancer, le Danemark à la traîne

Publié le 01/10/2015

Le taux de survie dans le cancer est-il lié au PIB ? Oui, mais il y a quelques exceptions à la règle. L’accès à l’innovation thérapeutique est ainsi inégal en Europe. Elle se traduit par des différences significatives sur le critère du taux de survie. Si le gradient Est-Ouest est respecté selon les derniers résultats de l’étude Eurocare présenté à l’Esmo 2015, avec des taux de survie plus élevée chez les patients traités en Europe occidentale, surprise, des pays riches sont en queue de peloton, comme l’Irlande, le Royaume-Uni et même le Danemark. Les cancers hématologiques où de récents progrès ont été observés illustrent cette tendance. Dans la leucémie myéloïde chronique où la mise à disposition d’un médicament comme le Glivec® transforme le pronostic, le taux de survie à cinq ans s’élève en moyenne à 53 % en Europe. Mais on observe de grandes disparités entre la Croatie (37,8 %) la Suède (69,7 %) et la France (71,7 %) qui caracole en tête. En revanche, les différences sont écrasées dans la maladie de Hodgkin. Pour cette pathologie, les traitements sont efficaces depuis de nombreuses années. Et ont donc été largement diffusés à un coût réduit. Ici, le taux de survie à cinq ans atteint 81 % avec de minimes variations selon les pays. Bref, l’Europe de la santé n’existe pas encore...


Source : decision-sante.com