Démographie médicale, la décrue a commencé

Publié le 01/10/2015

Crédit photo : GARO/PHANIE

La volonté de réimpliquer les généralistes dans la prise en charge des urgences défendue par la Fédération hospitalière de France se heurterait-elle au principe de réalité ? Selon les informations de l’assurance maladie révélée par Les Échos, le nombre de généralistes a entamé sa décrue. Depuis2005, les effectifs ont chuté de 4 % en équivalents temps plein (ETP). Tous les départements sont concernés. Résultat, 61300 médecins sont réellement en activité. Le chiffre doit être comparé avec les 90 630 enregistrés à l’Ordre national des médecins. Ce déclin démographique devrait toucher le fond en 2023-2024. Il s’accompagne dans le même temps d’une hausse des revenus comme en Seine-Saint-Denis par exemple avec des amplitudes horaires très importantes. D’où la difficulté d’assurer les urgences. L’effritement des effectifs frappe également les autres spécialistes libéraux. La baisse atteint - 9 % pour les ORL, - 8 % pour les gynécologues obstétriciens, - 7 % pour les dermatologues. Les chirurgiens (+ 9 %), les anesthésistes (+ 5 %) et les cardiologues (+ 2 %) échappent au marasme.


Source : decision-sante.com