Élections régionales : les risques et les menaces

Publié le 10/12/2015
À quelques heures du verdict du deuxième tour des élections régionales, un rapide examen de la situation montre l’importance de ces élections dans le domaine de la santé. Si les régions n’ont pas, le plus souvent, d’actions directes sur les sujets de santé, leur pouvoir d’influence peut être majeur. Un élu puissant peut agir dans un sens ou dans un autre, dans le champ social et sanitaire et imposer sa politique. La formation des jeunes professionnels de santé dépend quant à elle des décisions de l’exécutif régional. Le développement des écoles d’infirmières et médico-sociales est directement dans le champ de ses compétences politiques. Le président de région ou son représentant siège par ailleurs dans le conseil de surveillance des ARS et de nombreuses administrations. Mais surtout, l’influence économique de la région est importante. Elle devrait être renforcée par la loi NOTRe. Pour ces raisons, ces élections sont à surveiller de près. Les électeurs peuvent-ils prendre le risque d’élire des représentants de l’extrême droite dans plusieurs régions ? Ici et maintenant, décidément nous ne le pensons pas et nous l’écrivons.

Crédit photo : Déborah Serougne

Collectivités territoriales : attention, pouvoir d’influence

La loi NOTRe et la loi de modernisation de notre système de santé ne bouleversent pas l’attribution des collectivités locales sur les questions de santé : les régions n’en ont aucune directement et les départements conservent leurs compétences en matière médico-sociale (lire l’encadré sur le contenu des lois). Mais pas de compétence directe sur le sanitaire ne signifie toutefois pas aucune influence.

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