Fragonard, grammairien du désir

Publié le 30/10/2015

Le moment est décisif. Avec Fragonard, le désir et le plaisir ne se cachent plus derrière le sujet mythologique ou biblique. Cet éloge des sens se donne à voir à découvert dans le mouvement. Le corps peint est essentiel avec des couleurs nacrées, saisi sur le vif. Le visage ici est esquissé, loin d’un tableau célèbre comme la Liseuse, miroir des sensations davantage que celui des émotions. C’est là une des premières révolutions de ce XVIIIe siècle. À cet égard, Fragonard est un peintre moderne sauf que l’on ne connaît rien ou presque de sa vie.

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