Entretien avec Catherine Clément

« La transe est un régulateur social »

Publié le 08/07/2011
Catherine Clément, à 72 ans, se joue des douaniers du savoir. Elle voyage à travers les disciplines et bouscule les frontières érigées en forteresse entre roman et philosophie, journalisme et université, engagement et liberté. Son dernier livre*, une réflexion sur la transe, est une exploration dans le temps et l’espace sur l’un des seuls phénomènes humains culturels qui soit universel et échappe au particularisme, à l’enracinement local. Entre éclipse et vacances de la vie, cet appel à la transe nous entraîne certes au sein de cérémonies étranges et étrangères où l’ingestion de viande crue signe la sortie de crise, mais aussi sur des chemins hexagonaux, là où se produisent parfois des coups de foudre. On y rencontre les chevaliers de la table ronde et les amoureux Lancelot et la reine Guenièvre, Tristan et Yseut, voire Nicolas Sarkozy et Cécilia. Pourquoi la transe est-elle toujours moderne, quel en est son rôle social ? Entre Freud et Lévi-Strauss, Catherine Clément avance l’idée que ce moment unique permet de changer la vie. Démonstration.

Crédit photo : Poste8

Crédit photo : © Gérald Levent

Décision Santé. Comment peut-on définir la transe ?

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