Entretien avec André Comte-Sponville

« L’homme n’est ni bon ni mauvais, il est médiocre »

Publié le 30/10/2013
Philosopher sans jargon tout en s’engageant, c’est le pari tenté et réussi dans ce dictionnaire. Illustration par l’exemple où André Comte-Sponville répond avec clarté et sans langue de bois avec en plus cette large culture qui nous éloigne pour un moment de la médiocrité.
Décision Santé. Pourquoi votre dictionnaire comprend une entrée « Santé » mais pas « Médecine ». La médecine n’aurait-elle pas vocation à être un concept philosophique ?

André Comte-Sponville. Tous les mots importants pourraient faire l’objet d’un traitement philosophique. Ce dictionnaire comprend 1 654 entrées. Dans une prochaine édition, je pourrais réserver un traitement particulier à la médecine. Mais si j’ai choisi la santé, c’est peut-être parce qu’elle est plus importante que la médecine. Mieux vaut avoir une bonne santé qu’un bon médecin !

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