Entretien avec Frédéric Van Roekeghem

« Nous travaillons sur les réformes qui tendent à optimiser les dépenses de santé »

Publié le 20/02/2010
Pas moins de 30 milliards d’euros pour l’année 2010 : c’est le déficit abyssal prévisionnel de la branche maladie, victime cette année de la crise. Il n’empêche : au-delà de l’aspect conjoncturel, l’assurance maladie devra s’attaquer à son déficit structurel. C’est l’un des enjeux des deux conférences sur le déficit, organisées en janvier et avril par l’Élysée. Quelques pistes sont ici explorées, avec Frédéric Van Roekeghem, directeur général de la Cnamts.
Décision Santé. Lors de la conférence sur le déficit qui s’est tenue le 28 janvier dernier, il a été annoncé une réforme du comité d’alerte. Pensez-vous que ce comité ait failli ?

Fréderic Van Roekeghem. Ce n’est pas exactement d’une réforme dont il s’agit, mais d’une optimisation. Installé en 2004, le comité d’alerte a permis d’encadrer l’évolution de l’Ondam et d’obtenir un meilleur respect du vote du parlement. Il y a eu, certes, des dérives les années antérieures : nous avons parfois dépassé les objectifs de l’Ondam de plus de trois milliards d’euros.

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