Entretien avec Marilyn Yalom

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Publié le 24/05/2010
Le sein n’est pas donc sans histoire. Selon les époques et les lieux, il se pare d’atours différents ou est exposé dans le plus simple appareil. Ses fonctions, voire ses missions varient selon les régimes politiques. À la cour du roi de France, il devient un enjeu érotique. La révolution française le transforme plutôt en organe nourricier. À la fin du XIXe, le pouvoir change de main. Les médecins s’en emparent et ne lâchent plus. C’est cette histoire mouvementée, pleine de rebondissements que retrace Marilyn Yahom dans un livre destiné à un large public*. Certes, on peut regretter l’aspect synthétique ou encyclopédique de l’ouvrage qui privilégie les ruptures au lieu d’une approche synchronique. Et ne pense pas toujours les articulations, voire les constantes entre les époques. Mais cette invitation au voyage se révèle bien séduisante. Au-delà des fantasmes et des désirs, cette traversée révèle aussi les peurs des hommes, leurs angoisses envers les femmes. La beauté n’a pas fini d’interroger. Quant au sein, même dévoilé, il conserve au final une large part de son mystère.

Crédit photo : © Reid

Décision Santé. Y-a-t-il vraiment une histoire du sein. Vous distinguez dans votre ouvrage selon les époques le sein maternel, le sein érotique ou politique, voire le sein médical. Mais en vérité, toutes ces dimensions n’existent-elles pas à chaque période ? Rien ne change depuis le début de l’histoire des hommes.

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