Entretien avec Laurent Fabius

« Une démarche purement nationale n’a pas de sens en peinture »

Publié le 18/10/2010
Les politiques désertent le champ culturel. Cela ne serait plus tendance, voire politiquement incorrect de s’afficher avec de grands artistes, de tisser avec eux des liens, de penser au-delà de la dernière « petite phrase ». Pourtant il y a eu un temps où certains d’entre eux, au-delà de la perspective de la prochaine échéance électorale, se livraient à des exercice d’admiration. Grâce à la grande exposition Claude Monet, on peut suivre le fil de l’amitié, du compagnonnage qui a résisté à bien des épreuves entre Georges Clémenceau et le maître de l’impressionnisme. Avec le livre de Laurent Fabius, l’enjeu est différent. Il n’y a pas ici de proximité avec un seul artiste. L’ancien élève de Normal’ Sup nous promène en revanche à travers l’histoire de France et de l’art. Et construit ainsi un musée imaginaire où se déploie à travers quelques tableaux une certaine idée de la France. L’ambition n’est pas là de renouveler l’ histoire de l’art. Mais de partager émotion, passion et plaisir. Bien sûr, derrière l’amateur d’art, le lecteur reconnaît parfois le professionnel de la politique. Mais l’élégance du propos et de l’écriture dessine en creux une pratique différente d’engager le débat public. En parlant d’art, de peinture, de culture. Faut-il en avoir peur ?

Décision Santé. Ce livre est-il un intermède dans votre carrière politique ?

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