Entretien avec Philippe Deville

« Yercine était un génie scientifique »

Publié le 30/11/2012
Comment raconter la vie de Yersin, dernier héritier des Lumières à la fois médecin, chercheur, découvreur du virus de la peste, mais aussi géographe, ethnologue, exploitant agricole, cultivateur de caoutchouc ? Patrick Deville déroule le récit1 d’un fabuleux destin. Et le résultat pour le lecteur est jubilatoire. Et si la vie d’un génie était un roman ?
Décision Santé. « Tout aventurier naît d’un mythomane », vous citez cette phrase d’André Malraux dans votre précédent livre2. Yersin était-il un mythomane ?

Patrick Deville. Yersin contredit totalement Malraux qui pense aux artistes et écrivains, voire à lui-même. Yersin en revanche fait ce qu’il dit. Dit ce qu’il fait. D’où l’incapacité de Yersin à créer une œuvre artistique. J’éprouve une immense admiration pour lui. Pour autant, je n’ai pas écrit une hagiographie, pas plus une biographie.

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