Audition Thomas Fatome au Sénat

Comptes de l'assurance maladie, les gisements d'économies reportés après l'élection présidentielle

Publié le 21/10/2021

Crédit photo : arnaud janin

« Avec 19 milliards d'économies à réaliser en 2022 et 13 à 14 milliards jusqu'en 2025 et on ne voit pas bien comment résorber ce déficit », a averti le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe auprès de Thomas Fatome, le directeur général de l'assurance maladie  invité à s'expliquer. Il était convié par la commission des affaires sociales du Sénat à une audition dans le cadre du PLFSS 2022. Certes, les dépenses exceptionnelles liées à la crise doivent refluer en 2022, passant de 14,8 milliards en 2021 à 4,9 milliards en 2022, dont 3 milliards pour les vaccins et 1,6 milliard pour les tests. Toutefois, les sénateurs restent inquiets du retour des finances à l'équilibre selon eux timidement envisagé par le Gouvernement. En réponse à leur interrogation, Thomas Fatome semble botter en touche : « La trajectoire des comptes s'appuie sur une réduction progressive des déficits liée à des recettes qui vont un peu plus vite que les dépenses avec un Ondam pluriannuel de 2,4 % en 2023 puis de 2,3 % ensuite. » Selon le directeur de la Cnam, le déficit passerait ainsi de 19 milliards à un peu moins de 15 milliards en 2025. Concernant les marges d'économies, dans le cadre de sa démarche de gestion du risque qu'elle avait dû abandonner pendant la crise, l'assurance maladie compte être plus opérationnelle en 2022. Au préalable, sur les actions entreprises pour réaliser des économies (prévention, contrôle de la fraude, prescriptions, etc.) indiqué dans le rapport charges et produits 2022, le montant évalué par la Cnam est de 1 milliard d'euros. Mais selon Thomas Fatome, d'autres gisements (non quantifiés) sont possibles sur l'organisation des soins, le renforcement de l'exercice coordonné et de l'efficience du parcours de soins. « Des propositions plus structurantes sur ce sujet seront proposées en 2022 », a conclu le DG de la Cnam. Comme pour signifier qu'aucune mesure fâcheuse ne sera engagée pendant la campagne électorale pour l'élection présidentielle.


Source : decision-sante.com