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Frédéric Valletoux : "La vraie réforme à mener est celle de l'Ondam"

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Publié le 25/01/2018
visuel Valletoux

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Frédéric Valletoux a rendez-vous ce soir avec le Premier ministre. Edouard Philippe présentera peut-être au président de la Fédération hospitalière de France (FHF) sa « vision du soin ou du système de santé ». A ce jour, lors de la présentation de ses voeux à la presse, selon Frédéric Valletoux, tous les acteurs sont en attente d'un vrai discours du Gouvernement sur les questions de santé. La FHF exige désormais des actes et non plus de simples constats. En premier lieu, l'Etat doit « desserrer l'étau financier et abandonner la politique du rabot » qui étrangle l'hôpital. La prochaine campagne tarifaire doit illustrer la rupture avec les pratiques du passé. Pour l'instant, cela paraît toutefois mal parti. Les pouvoirs publics nous « annoncent des augmentations de volume de 3 % alors que l'activité dans les hôpitaux était quasiment étale en 2017 ». Autre revendication de la FHF, le coefficient prudentiel ne doit plus être la variable d'ajustement de l'activité hospitalière. Les parlementaires votent chaque année un taux de l'Ondam que le Gouvernement ne respecte pas en confisquant en début d'année des sommes rarement restituées, comme cela s'est déroulé en 2017. Certes, la FHF réclame également un plan de simplification des normes qui minent le fonctionnement des hôpitaux au quotidien. Elle demande aussi plus de souplesse dans la gestion des ressources humaines qui sont bloquées par la rigidité des statuts de la fonction publique hospitalière. Mais au-delà des mesures catégorielles comme l'augmentation souhaitée des investissements, la FHF appelle surtout à une réflexion de fond sur la construction de l'Ondam. « On nous promet de réduire le poids de la T2A dans le financement des hôpitaux, mais le gouvernement agite ainsi une sorte de chiffon rouge », estime Frédéric Valletoux. La vraie réforme menée est donc celle de l'Ondam. « Si rien n'est fait, on va vers une dégradation forte de notre système », alors que le climat social est déjà très tendu. Dans ce contexte, l'annonce d'un plan pour l'hôpital en février, attendue dejà en janvier, ne saurait être une nouvelle fois différée.


Source : decision-sante.com