Permanence des soins, peut mieux faire

Publié le 04/06/2015
L’organisation des soins en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux est toujours insuffisante, pointe un rapport copiloté par Catherine Lemorton (rappporteure) et Jean-Pierre Door (président de la mission). Sont dénoncés un pilotage étatique défaillant, un manque d’objectifs clairs et une articulation mal définie entre professionnels de santé et urgences hospitalières. La permanence des soins existe depuis une quinzaine d’années. En 2013, l’enveloppe qui lui a été consacrée s’élevait à environ 380 millions d’euros, couvrant les frais d’astreinte de régulation, les horaires et la majoration d’actes.

Quelles sont les préconisations mises en avant par les rapporteurs ? Une meilleure structuration de l’offre de soins passe par l’implantation de maisons médicales de garde. L’objectif est de ne plus considérer les urgences hospitalières comme « le recours le plus expédient ». Ensuite, le rapport préconise de créer un numéro national d’appel distinct du 15 réservé aux urgences vitales. La mission propose également de sensibiliser les médecins dès leurs études à la régulation téléphonique et de permettre aux médecins remplaçant et aux praticiens salariés des centres de santé de participer aux gardes. Enfin, les rapporteurs mettent l’accent sur la formation aussi bien des patients que des médecins. Une campagne auprès du grand public « Téléphonez avant de vous déplacer » est suggérée. Dans le cadre de la délégation de tâches, une formation d’infirmier clinicien pourrait être constituée. Ces professionnels seraient amenés à exercer en maison de garde, à recueillir des actes techniques, à prescrire sous encadrement. 

Source : decision-sante.com