Brève

Quarante maires souhaitent rendre leur écharpe tricolore pour dénoncer la fermeture des urgences de Clamecy

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Publié le 22/02/2018
visuel Clamecy

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Crédit photo : GARO/PHANIE

Ce jeudi 22 février, une quarantaine de maires de la Nièvre envoyent leur lettre de démission au préfet. Ils dénoncent le projet de fermeture des urgences de l'hôpital de Clamecy. Plusieurs rassemblements sont prévus dans la foulée. Danielle Konieczny, maire d'une petite commune environnante le déplore sur le site du Figaro : « Dans un territoire comme le nôtre où la population est âgée, si on nous ferme les urgences de nuit, nous allons compter les morts. » Le 18 janvier, une dizaine de membres d'un collectif de professionnels de la santé et d'élus locaux ont fait le déplacement jusqu'à Paris pour dénoncer cette fois le risque de fermeture des urgences de Tonnerre. Selon l'agence régionale de santé Bourgogne-Franche Comté, le CH n'aurait plus les moyens de maintenir cette activité en l'état. En témoigne le maintien d'un seul poste de médecin de nuit à partir de juin contre deux à l'heure actuelle. Dans le projet régional de santé 2018-2022, la réduction des services d'urgence hospitaliers est bien prévue. Elle devrait être à terme compensée par le développement de la prise en charge ambulatoire non programmée (maison médicales de garde, MSP, centres de santé polyvalents dotés d'un plateau technique adapté). Toutefois, « l’accès à la médecine d’urgence en moins de 30 minutes doit être la règle », précise le PRS. Le maillage du territoire en médecine d'urgence serait donc bien la priorité des pouvoirs publics, surtout dans un département connu pour son désert médical qui s'aggrave.


Source : decision-sante.com