Santé publique

Anne Hidalgo souhaite ouvrir un lieu de prise en charge des consommateurs de crack

Par
Publié le 08/07/2021
     Espace Gaïa, premiere salle de consommation de drogues à moindre risque, dite " salle de shoot " dans le dans le 10 ème arrondissement de Paris le 11 octobre 2016

Espace Gaïa, premiere salle de consommation de drogues à moindre risque, dite " salle de shoot " dans le dans le 10 ème arrondissement de Paris le 11 octobre 2016
Crédit photo : Voisin/Phanie

« Dès cet été, je prendrai ma part en ouvrant un premier lieu de prise en charge spécialisé du crack à Paris comme j'en ai informé le Premier ministre », a affirmé le mercredi 7 juillet ma maire de Paris, Anne Hidalgo, au conseil de Paris. La maire réclame au gouvernement depuis début juin l'ouverture de nouveaux lieux de toxicomanes qui apporteraient des soins, de l'hébergement et des espaces de consommation. L'opposition de droite est vent debout contre ces salles de consommation à moindre risque (SCMR) dont une qui existe déjà à Paris depuis 2016. En effet, la mairie doit répondre aux débordements qui ont eu lieu pour contenir les consommateurs de crack. Ceux-ci avaient été rassemblés en soirée au jardin Eole pendant le mois de juin. Cela a eu pour conséquence des fortes protestations des riverains et la fermeture d'Eole aux consommateurs de crack ordonnée par Anne Hidalgo le 30 juin dernier. Ce que demande la maire de Paris, c'est l'ouverture de plusieurs centres de ce type sur toute la capitale « en lien avec l'État, au sein du Grand Paris ». Toutefois, la législation ne le permet pas encore, selon la maire de Paris, alors que le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran avait tiré un bilan positif des deux sites expérimentaux de SCRM à Paris et Strasbourg dont le cadre dérogatoire prendra fin en 2022. Pour l'instant, les membres du gouvernement sont en désaccord sur la solution idoine.


Source : decision-sante.com