Brève

La crainte du retour à "l'anormale normalité" chez les hospitaliers

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Publié le 13/05/2020
Covid-19

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Crédit photo : VOISIN/PHANIE

Ce matin lors de l'autition du DG de l'AP-HP Martin Hirsch, la sénatrice (PS) Dominique Lubin expliquait que les soignants se trouvent dans un double paradoxe : certes ils ont retrouvé le goût de leur métier avec cette épidémie Covid-19, mais ils déplorent déjà "un retour à l'anormale normalité" où leur sont demandés de nouveau des comptes sur leurs actes avec des tableaux Excel.

Des politiques contre la suppression de 200 lits à Caen

Signes de cette crainte d'abord à Caen où cinq parlementaires dont deux LREM et le président de la Région Normandie Hervé Morin ont réclamé à l'Etat de revenir sur la réduction prévue de la capacité de 200 lits du CHU de Caen dans le cadre de sa reconstruction. Marisol Touraine avait alors annoncé en décembre 2016 la reconstruction de ce CHU (le plus amianté de France), avec une capacité de 1 050 lits pour 500 millions d'euros. "Aujourd'hui, cette réduction semble impossible à mettre en oeuvre malgré les efforts de la communauté médicale et administrative, écrivent les députés Dumont, Le Vigoureux, Tourret, et les sénatrices Feret et De la Provoté au ministre Olivier Véran. "En quatre ans, il n'a pas été possible d'entamer la réduction de lits", argumentent-ils.

"Nous ne sommes pas des héros !"

Autre lieu d'inquiétude, le Chu de Toulouse où une première manifestation depuis le début de l'épidémie a eu lieu lundi pour réclamer des moyens, à l'appel des syndicats Sud et CGT. Ces derniers réclament le versement d'une prime de 1 500 euros et la création de 1 500 postes. La CGT revendique même la construction d'un troisième hôpital public dans le nord de l'agglomération "pour combler un désert médical abandonné aux cliniques privées". Avant la crise de la Covid, les blouses blanches du CHU de Toulouse étaient souvent aux avant-postes des grandes manifs dans les rues de la ville.


Source : decision-sante.com