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Olivier Véran : « Nous voulons éviter une épidémie dans l'épidémie »

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Publié le 28/01/2021
Véran

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Crédit photo : Capture écran France Info 28 janvier 2021

« Le couvre-feu est efficace. Mais cette efficacité s'estompe. » Lors de sa conférence de presse, le ministre de la Santé et des Solidarités Olivier Véran a souhaité alerter sur la situation sanitaire française sans pour autant faire aucune annonce particulière. Il fait toujours état d'un plateau haut mais en augmentation constante. Soit plus de 20 000 cas par jour (+10 % chaque semaine), 27 000 personnes hospitalisées, 3 100 personnes en réanimation et presque 60 % de saturation hospitalière. « C'est beaucoup et le nombre de personnes en réa est factuel », a-t-il commenté. Deux paramètres sont à prendre en compte, la vaccination et les variants. Pour la première, elle se fait à un rythme rapide selon le ministre. Mais cela va prendre encore des mois à cause du manque de disponibilité des doses. Pour les seconds, 500 étaient diagnostiqués chaque jour début janvier, contre 2 000 par jour fin janvier. « Ces variants sont de nouveaux virus », assène Olivier Véran. Pour les traquer, tous les moyens diagnostiques ont été déployés. Il s'agit des plateformes de séquençage génétique, des kits de tests PCR multiplexes spécifiques (qui détectent les variants chez les personnes positives au virus), et un traçage renforcé. Par exemple, l'aide matérielle et sociale via la visite d'une infirmière à domicile apportée à une personne isolée car positive ou cas contact. Cette professionnelle de santé est à même de tester tout l'entourage de la personne.

Un soignant cas contact ou positif peut-il s'isoler ?

Le ministre a aussi répondu à la question d'une journaliste l'interrogeant sur le dernier avis du HCSP demandant qu’il n'y ait plus d'exception à l'isolement des soignants asymptomatiques ou positifs au virus. Le ministre a confirmé cette règle d'isolement que les pouvoirs publics font tout pour appliquer. Mais il a rappelé l'exception d'établissement de santé sous tension demandant à des soignants asymptomatiques ou cas contacts de continuer de travailler dans des unités Covid « mais en portant un masque et en faisant attention ».


Source : decision-sante.com